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Souvent, quand les groupes du Nord Pas-de-Calais racontent d’où ils viennent, on leur pose toujours tout un tas de questions bizarres, alors pour faire taire les rumeurs une bonne fois pour toutes…
... voici comment ça se passe vraiment !!!

Les Bilbocks “Un groupe du nord”

Seb Casaert Ronan Lenoir Tim Marty Emilie Casaert Ed Prevost
Seb Ronito Tim Ermenhild Ed
L’histoire de ce groupe des terres du nord démarre il y a peu, c’est-à-dire au début de l’année. C’est le jour du nouvel an que Sébastien, Emilie et Ronan acceptent de s’embrasser sous le houx et voilà une biographie qui commence bien mal.

Le groupe cherche vite une identité musicale qui pourrait allier le froid rugueux de leur pays et leur conviction religieuse, ils démarrent donc ensemble un groupe de ska rastafarien finlandais sobrement intitulé :
« Rasta vibration from the fjord ».

Après quelques maquettes et une paire de concerts, leur premier album « stay away from my élan motherfucker » reçoit un accueil glacial, ce qui est plutôt bon signe sous ces latitudes.

L’idée de génie de placer des hurlements de chouette hulotte préenregistrés en concert s’essouffle bien vite, le groupe est donc rapidement confronté à un dilemme :
peut-on engager un chanteur sans renier l’âme du groupe…

Le chanteur Tim se joint alors à l’aventure et fait enregistrer par le groupe un album de métal à la flûte chinoise intitulé  « black death and white pandas », preuve que l’aventure n’a rien perdu de ses racines rastafariennes.

Le groupe devient rapidement la coqueluche de la région, la coqueluche étant une sorte de maladie infectieuse qu’il vaut mieux éviter…
(NDLR : ma grand-mère a eu récemment la coqueluche, elle dit que c’est pire que les oreillons)


Les instruments
(à lire très vite)
Emilie choisit les blancs, Ronito choisit les noirs et passe un tour, Tim tire une carte, passe en prison et ne touche pas 20 000 francs, Sébastien opte pour une question rose et répond « Jenifer Lopez » Quant à ce bon Eddy, il tente tout simplement une garde sans chien.


Les tournées

Le plus chiant dans les tournées, c’est de ranger le matos dans le traîneau, dégivrer et brosser les chiens de tête, faire boire les bêtes, dégager la piste, vivre à quatre dans un igloo (avec 20 chiens), éloigner les loups du campement à coups de basse et de charleston, décongeler les instruments au sèche-cheveux avant la balance, rentabiliser la tournée lorsqu’on est payé uniquement en saumon…
(NDLR : sinon c’est plutôt sympa)


Les influences musicales

Loin de tous ces groupes clichés qui écoutent Led Zeppelin et les Kinks au petit déjeuner, le groupe se concentre sur les racines de la pop music et, notamment, sur le travail de compositeurs bien plus anciens. Ainsi, les goûts Bilbocksiens se concentrent sur les polyphonies à 6 voix en vogue au 16ème siècle et dont le maître incontesté fut Armand de Lassus. A ce propos, la famille du grand compositeur tient à préciser que Armand de Lassus n'a rien à voir avec le film pornographique mettant en scène les aventures sentimentales d'une certaine Armande.


La Punk Attitude

C'est parce qu'ils ont tous l'air de profs de français en cure de sommeil que les Bilbocks ne pètent pas les plombs de temps à autres. C’est comme la fois où Sébastien a décidé de tester son nouveau Zippo « Johnny »  sur la table en glace lors de la nuit au campement. La table s’est enflammée, le feu s'est alors répandu par la neige sur le sol, et c'est tout l'igloo qui a brûlé.
Les pompiers sont arrivés en traîneau avec leurs chiens qui font ououou... et comme l'eau s'est gelée dans les lances à incendie, les pompiers ont été obligés de faire pipi sur les flammes et après, ca sentait mauvais dans toute la forêt. Alors moi je dis : tout ça pour un briquet « Johnny », c'est con... mais c'est punk.


Les Projets

Tout prochainement sortira le DVD collector de la soirée du 27 Février 2006 (concert outdoor dans la forêt de Swarig), comprenant :
  • Le concert en intégralité et dolby surround (son de Blizzard effacé + reverb sur les attaques de loup)
  • Une interview de 4 chiens de traîneaux
  • 2 chansons Bonus où les coyotes se joignent au chœur
  • Cette scène inoubliable où le batteur, isolé par le groupe l’espace d’une demi seconde, s’est fait manger le tibia par une meute de loups enragés


La concurrence

Les Bilbocks ne sont nullement intéressés par la concurrence, par ailleurs inexistante dans cette région du globe.
En effet qui voudrait se geler les couilles pendant 300 kilomètres de pistes verglacées pour jouer 8 reprises de Def Leppard dans un saloon en bois et être rémunéré en yaourts au bifidus.


L’argent

En sachant que le succès et l’argent arrivent souvent sans prévenir, le groupe se prépare déjà à la bonne gestion comme la plupart de ses contemporains (regardez U2 par exemple, ils se sont acheté une couverture pour mettre le matos sans saloper la banquette arrière de la 205 « elevation tour 2005 »).
Le budget d’investissement 2007 (récemment visé par le commissaire au compte qui souhaite mettre des moyens en face de nos ambitions) prévoit l’achat d’une carte d’abonnement au bowling, d’un jack de Basse et du dernier DVD de M Pokora (veille concurrentielle).


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